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Co-auteurs : Patrick BRUNETEAUX et Véronique ROCHAIS.
Le carnaval martiniquais, très différent du carnaval brésilien, est avant tout un carnaval populaire. Presque tous les bourgs s’animent à l’approche des jours gras et l’invention individuelle renouvelle toujours, année après année, les déguisements. Pour autant, derrière la multitude des travestissements et des parades, on peut retrouver un certain nombre de grands thèmes qui renvoient à la réalité du peuple créole opprimé. Le carnaval antillais nous invite donc à réfléchir sur les significations de festivités qui semblent davantage prolonger les conflits sociaux ordinaires qu’à obéir à une logique d’inversion, de suspension des règles de la vie sociale. Cet ouvrage montre que l’héritage du colonialisme est porté par le carnaval à travers un théâtre imaginaire qui accentue l’identité noire sous ses différents aspects culturels. Si l’on ne voit presque pas de bwabwa mettant en dérision les Békés, en revanche les groupes de parades et les individus imagent leurs souffrances (relations hommes/femmes, esclavage) et célèbrent leur force à travers le magico-religieux. |
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